Fin juin, j'étais photographe accrédité presse sur le Show Bike Montalivet. La 30ᵉ édition de ce rassemblement moto organisé par l'association Outcasts MC Gironde, à Vendays-Montalivet. Trois jours de concerts, de cascades et de concours customs, du 26 au 28 juin 2026.
Trois accréditations presse étaient distribuées pour couvrir l'événement, pas une de plus. J'ai décroché la mienne grâce à Moustic, de Pinstrip'Ink, chez qui je suis moi-même tatoué, et qui se trouve être vice-président de l'association organisatrice. Il avait suivi mon travail sur la Convention Tattoo Bordeaux quelques mois plus tôt, et ça lui avait plu. Une accréditation comme celle-là, ça ne se demande pas vraiment : ça se construit en amont, sur d'autres terrains.
C'était une première pour moi, dans les deux sens du terme. Je n'avais jamais mis les pieds au Show Bike, ni en visiteur ni en photographe. L'ampleur de l'événement, l'affluence, tout un univers biker que je découvrais en même temps que je devais le documenter : le mélange donnait autant d'excitation que de pression.
Pas une pression liée au sujet en lui-même. Plutôt celle que je me suis moi-même imposée : rendre un lot de photos toutes les deux heures à l'équipe organisatrice, pendant les trois jours, pour alimenter leurs réseaux en direct. Avec la chaleur de fin juin et le monde qui n'arrêtait pas de circuler, il fallait tenir la cadence sans faiblir.
Le kit : sortir l'artillerie lourde
Sur ce genre de terrain, pas question de voyager léger. Je suis parti avec le Sony A9 II et la trilogie f/2.8 au complet : 16-35 GM, 24-70 GM et 70-200 GM. De quoi couvrir large sur le bike show, isoler un visage dans la foule, ou aller chercher un détail loin sur une cascade. À ça s'ajoutaient plusieurs flashs, un monopode pour tenir la distance sans y laisser les épaules, un PC portable et des écrans pour trier et exporter directement sur place.
Rendu toutes les deux heures : la vraie contrainte
Je m'étais installé un coin dédié sur le site, à l'écart du bruit, pour trier et exporter en continu. Les photos partaient directement à l'équipe organisatrice, qui les publiait sur ses réseaux au fil des trois jours. Cette contrainte de rythme, je me la suis aussi imposée pour une autre raison, plus personnelle.
"C'était aussi une manière pour moi de me concentrer, et de ne pas me retrouver avec 9000 photos à traiter le lundi à la maison."
Ça change la façon de travailler. On sélectionne sur le vif, on n'a pas le luxe de tout ramener et de trier à tête reposée trois semaines plus tard. Sur un événement de cette taille, c'est presque une nécessité pour rester sain d'esprit.
La chaleur, l'eau, et la confiance dans le matériel
Fin juin à Montalivet, trois jours dehors sans interruption, ça tape fort. J'ai eu la chance d'être logé à quelques kilomètres du site plutôt que de camper sur place, ce qui m'a permis de vraiment décrocher entre deux journées. Le matériel, lui, a tenu sans jamais broncher : pas de surchauffe malgré des journées entières en plein soleil. Il a aussi pris l'eau à plusieurs reprises sur les trois jours, sans le moindre souci après coup.
Ce que j'espérais ramener
Des images qui donnent une vraie idée de l'ambiance du Show Bike : les concerts, les cascades, le bike show, l'énergie d'un rassemblement qui fêtait ses 30 ans. Et à la fin des trois jours, la satisfaction d'avoir tenu le rythme sans en perdre une miette. La suite, jour par jour, dans les prochains articles.