Samedi, deuxième jour du Show Bike Montalivet. J'ai pris le temps de me présenter correctement à tout le monde, ce matin-là. Pas de rush, pas de photo à faire dans la minute : j'ai pu assister aux répétitions des différents artistes, l'appareil rangé.
L'idée, c'était surtout de m'imprégner. Voir comment chacun travaillait avant de passer devant le public, plutôt que de mitrailler dès la première prise de contact. Ça m'a permis de créer des liens, de montrer mon travail sur d'autres reportages, et de discuter un peu avec les performeurs. Le genre d'échange qu'on ne peut pas avoir quand on a un appareil entre les mains et un timing à respecter.
Voir un rider ajuster sa trajectoire répétition après répétition, ou une performeuse caler son numéro avec la régie lumière, ça change complètement la façon de regarder le même numéro une fois qu'il passe devant le public, quelques heures plus tard. On sait ce qui se cache derrière la figure, et ça aide à savoir où se placer.
L'après-midi, il faut faire des choix
Une fois l'appareil ressorti, l'ambiance avait changé. Les riders étaient chauds, le site tournait à plein régime. Avec autant d'animations en parallèle, impossible de tout couvrir : j'ai dû mettre de côté les démonstrations de FFForce et l'élection de Miss Showbike pour me concentrer sur ce qui me semblait prioritaire, le FMX, le jetski et le stunt, avec un tour complet des exposants entre deux shows.
Le tour des exposants, c'est presque un exercice à part. Des stands de préparateurs, d'équipementiers, toujours une moto plus dingue que la précédente garée devant. Un bon moyen de reposer l'œil entre deux shows à haute intensité, tout en gardant l'appareil prêt : on ne sait jamais ce qu'on va croiser en marchant.
Passer d'une discipline à l'autre en quelques minutes, avec des réglages complètement différents à chaque fois, ça a occupé tout mon après-midi.
Stunt et flyboard, sous les projecteurs
La nuit tombée, le Titane Team Acrobatie était de retour sur la piste, cette fois sous les lumières. Un exercice encore plus exigeant que la veille : il faut composer avec les flashs des projecteurs et les zones d'ombre qui changent en permanence. Impossible de garder les mêmes réglages que l'après-midi, la vitesse d'obturation et la sensibilité changent à chaque passage devant une source de lumière.
Le flyboard de nuit, en photo d'ouverture de cet article, reste l'image la plus forte que je garde de ce samedi. La rideuse en équilibre à plusieurs mètres au-dessus du bassin, la gerbe d'eau éclairée par les projecteurs, le public en contrebas : ce genre de moment ne se répète pas deux fois de la même façon.
Le sexy show, deuxième round
Même sujet que la veille, mais d'autres numéros. Cette fois, une performeuse en Méduse, serpents compris, et une cracheuse de feu qui a joué avec une guitare en flammes. J'ai gardé la même approche que le vendredi, de la distance, sans m'imposer.
Les concerts : Strange Kind of Woman et Karma Effect
Ce samedi soir, deux groupes en tête d'affiche : Strange Kind of Woman ouvrait la soirée, suivi de Karma Effect. Un terrain que je connais bien mieux que le FMX ou le flyboard, mais toujours aussi exigeant à couvrir correctement quand le public se presse devant la fosse et que la lumière de scène change sans prévenir.
Mon pass presse me donnait pas mal de liberté pour circuler, y compris pour monter sur scène, mais j'ai toujours demandé l'accord des artistes avant de le faire. Question de respect, et ça évite les mauvaises surprises pour tout le monde.
Ce samedi, c'était vraiment la journée dont je parlais dans mon article sur le vendredi : celle des vraies rencontres. Avec les riders, avec les performeurs, avec les musiciens. Le genre de journée qui donne envie de revenir l'année prochaine.